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🏛️ Bonjour. Au lendemain de la démission du Premier ministre Bart De Wever (N-VA), l'heure est au déblaiement des décombres au sein de la coalition. La tâche revient pour l'instant au roi Philippe, qui reçoit les présidents de parti et permet ainsi à chacun de gagner du temps. De Wever ne reviendra que vendredi. Aujourd'hui, le souverain reçoit déjà les deux formations les plus « modérées », le cd&v et Les Engagés.

🤝 Le vice-Premier ministre Vincent Van Peteghem (cd&v), notamment, défend avec vigueur la proposition de consensus déposée in extremis par De Wever. Les Engagés vont soumettre plusieurs pistes de solution au roi. Sammy Mahdi (cd&v), lui, s'en est pris au MR et à Vooruit devant les grilles du Palais. À grands coups de masse.

⚽ Hier déjà, le ténor des Engagés Maxime Prévot s'en était pris avec une rare violence à Georges-Louis Bouchez (MR), sur la RTBF : à cause de ce dernier et de son propre club de football, les Francs Borains, impossible de réaliser ne serait-ce que 70 millions d'économies sur les réductions de cotisations ONSS accordées aux footballeurs. Tout un symbole de l'ambiance : chacun affirme « ne pas vouloir d'élections », mais chacun tient aussi à régler ses comptes, quitte à y aller les deux pieds en avant.

📺 Bouchez, de son côté, observe un « silence radio jusqu'à son passage chez le roi », tout en continuant à marteler sur les réseaux sociaux qu'il ne bougera pas d'un millimètre de son analyse : « ce sont les dépenses » qu'il faut réduire. Sur le plateau de Terzake, Frank Vandenbroucke (Vooruit) déclarait pour sa part : « Si on m'avait écouté, il y aurait eu un accord. » À chacun sa vérité.

🚶 Et voilà la coalition qui avance en titubant, comme les somnambules à la veille de la Première Guerre mondiale, vers sa fin : des élections dont personne ne veut, mais que personne ne cherche réellement à éviter. « C'est simple : si un seul des cinq partis veut effectivement des élections maintenant, il y en aura », résume joliment un initié.

🗳️ Dans l'opposition, le réquisitoire est impitoyable : chaque parti y voit la preuve de l'incompétence du Premier ministre De Wever et de son équipe. Anders propose à nouveau une majorité de rechange, mathématiquement envisageable, mais qui relève de la pure fiction politique. Certains semblent déjà davantage prêts à affronter les urnes que d'autres.

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