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🏰 Bonjour. Dès 2013, le roi Philippe avait une ambition clairement affichée, fortement épaulé par son chef de cabinet de l’époque, Frans van Daele : « faire les choses autrement que son père » dans l’exercice du rôle politique du Palais. Il fallait notamment rompre avec la rigidité de l’attitude envers la N-VA. Le résultat est spectaculaire : lors de trois formations gouvernementales, tout a été fait pour « faire entrer dans le jeu » le parti de l’actuel Premier ministre Bart De Wever (N-VA).

🧱 Rien de tout cela n’est le fruit du hasard. À Laeken, l’analyse était, et reste, limpide : il faut un « pare-feu » entre les deux partis nationalistes flamands, pour éviter à tout prix de les pousser dans les bras l’un de l’autre. Les discussions entre De Wever et Tom Van Grieken (Vlaams Belang), en 2019, avaient provoqué un véritable électrochoc au Palais. Voilà qui explique son empressement à voir naître une coalition mauve-jaune en 2019, puis le tapis rouge déroulé en 2024.

🤝 En même temps, traiter avec un Premier ministre comme De Wever demeure un pari considérable pour Laeken : toute la théorie de « l’occupation de la forteresse fédérale », qui sous-tend la participation de la N-VA au pouvoir fédéral, passe difficilement au Palais. Mais le pragmatisme l’emporte : il existe bien d’autres domaines sur lesquels le roi et le Premier ministre se retrouvent. Les questions éthiques, notamment, et surtout la politique étrangère.

🚨 La ministre de la Justice Annelies Verlinden (cd&v) se retrouve à nouveau dans une position délicate dans le dossier i-Police, le projet informatique raté de la police fédérale, qui a coûté 200 millions d’euros. Son propre porte-parole a été inculpé par le parquet : il aurait eu une taupe au parquet de Bruxelles, qui lui aurait transmis des informations confidentielles issues de l’enquête, notamment sur le rôle de la ministre Verlinden elle-même, rien de moins. Verlinden affirme pour sa part « ne pas avoir été au courant » d’éventuels « actes illégaux » de son porte-parole.

🔎 Politiquement, les dégâts sont importants. Des interrogations étaient déjà apparues sur les liens entre Verlinden et les avocats du fournisseur français Sopra Steria, qui a facturé des millions à l’État belge. L’opposition réclame des explications : Groen, le Vlaams Belang et Anders exigent désormais une véritable commission d’enquête.

⚛️ Le gouvernement a préparé un « plan B » dans ses négociations avec Engie, qui, comme prévu, se montre particulièrement difficile sur la vente des centrales nucléaires belges : exproprier les Français. Un risque sérieux, mais les enjeux se chiffrent en milliards, car la facture du démantèlement des anciennes centrales doit aussi entrer dans l’équation. La Chambre veut, elle aussi, des explications.

🩺 On commence déjà à goûter à la « crème aigre du petit gâteau » : les mesures difficiles du compromis proposé par le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) commencent à filtrer. La question des malades de longue durée reste particulièrement délicate pour le vice-Premier ministre Frank Vandenbroucke (Vooruit). Dans « son » domaine de compétences, il devrait accepter que des personnes souffrant de troubles psychiques perdent leurs indemnités après deux ans.

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